Je suis Clémentine. Voilà.
J’écris parfois. Parfois non. Ce que je fais entre les deux reste flou, même pour moi.
- On m’a déjà décrite comme « quelqu’un », ce qui me semble à la fois exact et terriblement vague, à la fois précis et excessif.
- Je collectionne les gestes inutiles, les évidences que personne dit à voix haute, les reçus de boulangerie froissés au fond des poches et des maquettes qui servent à rien.
- J’observe les personnes qui font des choses banales avec une intensité qui met mal à l’aise.
- J’ai bu suffisamment de café pour que mes veines soient une carte de Toulouse (et j’ai des opinions très arrêtées sur le café froid et le café soluble).
- Je suis experte en consommation de pâtes à des heures indues.
- Je crois que l’amour et la maladie sont la même chose mal orthographiée.
- Je fragmente tout — les phrases, les journées, les sentiments — pour voir si ça tient encore. Spoiler : ça tient, mais juste.
- Je suis capable de rater un rendez-vous important parce que j’ai passé vingt minutes à essayer de faire tenir un noyau d’avocat en équilibre sur le rebord de l’évier.
- Parfois je regarde des documentaires sur les fonds marins pour me rappeler que le silence existe, mais je finis toujours par scroller sur des vidéos de chats qui se liquéfient dans des aquariums vides.
- Je m’intéresse à ce que tout le monde ignore et j’ignore ce que tout le monde regarde.
- Je suis adepte du chaos organisé et des plantes vertes qui survivent par pur miracle administratif.
- Je prends le banal très au sérieux et le reste pas vraiment.
- Je suis disponible uniquement pour les discussions sur le sens de la vie.
Toulouse. Café. Amour. Recommencer.

